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 Lucy Ainsworth-Taylor et Angela Barson, cofondatrices de BlueBolt avec Chas Jarrett. Photo Xavier Granet pour ParisFx.
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BlueBolt : des débuts prometteurs
BlueBolt a présenté une conférence des plus intéressantes : c'est l'un des rares studios londoniens à réussir à travailler à la fois pour la télévision et le long-métrage. A l'origine de l'entreprise, un pari fou de trois ex-employés de MPC : Angela Barson, Lucy Ainsworth-Taylor et Chas Jarrett se sont lancés en 2009 dans l'aventure de la création d'un studio. Viser les productions télévisuelles a été un gros défi, puisque les méthodes de travail changent radicalement de celles du cinéma.
Angela Barson (VFX Supervisor avec plus de 12 ans d'expérience, dont 8 chez MPC) et Lucy Ainsworth-Taylor (spécialisée dans la production, elle avait été recrutée par MPC en tant que Business Development Executive en 2001, elle a été un des moteurs de l'essor du studio) assuraient la présentation. Elles sont tout d'abord revenues sur la première saison de Game of Thrones : BlueBolt était le studio VFX principal. La diffuculté était de travailler avec différents réalisateurs, qui ont chacun leur vision. Cela impliquait de s'adapter et de montrer une grande réactivité : alors qu'un réalisateur pouvait se contenter d'un plan lointain pour un lieu donné, un autre exigeait soudain de pouvoir s'en rapprocher. Les mattes devenaient ainsi des décors 3D, sans compter que les réécritures du scénario donnaient vie à de nouveaux lieux.
En pratique, la construction des décors a débuté par l'analyse des storyboards, de façon à définir s'il fallait opter pour la 2D (matte painting), 2,5D (textures projetées sur une base 3D simple, qui permet des mouvements de caméras plus complexes qu'avec un simple matte) ou 3D. Ainsi, la fameuse prison en hauteur a eu droit à un traitement en matte et 2,5D, Winterfell à de la 3D.
Créer des dragons a constitué un vrai défi : les premières créatures 3D du studio ! BlueBolt a d'abord établi une maquette à partir des concept-arts, qui a ensuite été scannée. Des photos et vidéos d'iguanes ont été utilisées pour les textures et comme référence d'animation.
Au final, la saison 1 a nécessité trois mois de postproduction pour les effets visuels.
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