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Accueil / Magazine / Interviews / Making of Baobab

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Making of Baobab

Publié le 04 septembre 2013 par shadows44
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Baobab

Dans le cadre de leurs études à Supinfocom, Nicolas Loesner, Anaëlle Moreau, Marina Steck, Simon Taroni et Benjamin Tron ont réalisé Baobab, un court-métrage à l'esthétique très travaillée.

Nous vous proposons de revenir sur la genèse du projet en compagnie de l'équipe du film. Nous en profiterons également pour nous intéresser au parcours des réalisateurs depuis leur sortie de l'école.

 

 

3DVF : Bonjour à toute l’équipe ; pour commencer, pouvez-vous chacun vous présenter ? Quel parcours vous a amené à la 3D ?

Anaëlle : J’ai fait un Bac Arts Appliqués pour m’orienter au plus tôt vers le film d’animation qui m’a toujours fasciné depuis l’enfance. J’ai ensuite directement intégré le cycle préparatoire de Supinfocom.

Benjamin : J’ai su très tôt (j’avais repéré Supinfocom dès la 3e) que je voulais faire de la 3D, à la base pour le jeu vidéo. Mon père bossant dans les médias télévisés et ma mère dans la restauration de peinture, j’ai été sans doute guidé inconsciemment vers cet entre-deux. J’ai tout de même suivi un parcours général (Bac S). J’ai voulu me laisser le temps de réfléchir en me lançant en fac d’Histoire de l’Art, ce qui m’a beaucoup apporté et ouvert sur l’image en général. Au terme de ma 2e année mon objectif n’avait pas changé mais mes goûts étaient désormais tournés vers le cinéma d’animation. J’ai donc tenté le concours, la suite vous la connaissez.






Marina : J’ai très tôt été attirée par le monde audiovisuel, c’est pourquoi j’ai d’abord commencé une formation dans une école de cinéma avant de m’orienter vers l’animation qui a toujours attisée ma curiosité.

Nicolas : Au départ j’étais attiré par le métier de réalisateur et pour intégrer une école comme Louis Lumière, il fallait minimum Bac +2 c’est pourquoi j’ai décidé de faire un BTS Audiovisuel option Montage & Post-production. Au cours de ce BTS, j’ai découvert entre autres l’animation et les effets spéciaux et très vite je me suis rendu compte que la 3D m’ouvrirait plus de portes et donc le cursus de Supinfocom correspondait tout à fait à mes attentes.

Simon : J’ai intégré Supinfocom en prépa juste après un bac S. Mon envie de travailler dans le film d’animation a été tardive mais ne cesse de grandir depuis.

 

Color board

 

Ci-dessous : La Forêt, par Milthon. Photo Direct-Art.com.

Milthon

3DVF : Quel a été le point de départ du court ? Comment avez-vous choisi le sujet ?

En feuilletant un livre d’art contemporain, Anaëlle est tombée sur une sculpture représentant des femmes africaines. Le haut de leur corps était humain, mais le bas était stylisé, c’était des troncs d’arbre. Le nom de cette sculpture est « La Forêt » de Milthon. C’est de là qu’est partie l’idée de base.

À partir de ce début de scénario, le processus de création a pu débuter en équipe.


Baobab

 

3DVF : Quelle était la répartition du travail au sein de l’équipe ?

Anaëlle : Characters & Environnement Design, Modeling, Texturing, Layout
Benjamin : Animation, Environnement Design, Colorboard, Texturing, Insectes : Modeling, Rigging, Texturing, Animation.
Marina : Setup, Skinning, Animation, Découpage, Mise en scène, FX
Nicolas : Animation, Compositing, Skinning, Montage, Modeling & Rendering additionnel
Simon : Lighting, Rendering, Pipeline, Modeling, Compositing additionnel

Chaque personne avait une ou plusieurs tâches principales dont elle gérait le déroulement, mais malgré cette répartition, chacun donnait son avis pour toute étape importante de l’avancée du film et participait si nécessaire, à différents moments, à chaque domaine de la création.

3DVF : Vous avez pris le parti d’une approche graphique très stylisée. Pourquoi ce choix ? Quelles ont été vos références et inspirations ?

Réaliser un film d’animation est pour nous quelque chose qui doit faire rêver et nous emmener dans un autre univers. On voulait se détacher d’une 3D trop propre et déjà vue. Surprendre par une approche différente et stylisée.
On savait surtout ce que nous ne voulions pas, avant de savoir quel parti pris graphique correspondrait le mieux à l’histoire. Après ça, nous avons choisi de styliser et de simplifier au maximum les personnages et nos décors, et d’enrichir les formes 3D par des textures et des couleurs variées.
On a voulu créer un endroit merveilleux, riche et très coloré. On a utilisé comme références principales, les travaux des « Kérascoët », les illustrations de Maya Mihindou et des illustrations et recherches du Livre de la Jungle.

 

Compositing

 

3DVF : Comment avez-vous travaillé les textures et matériaux ?

Pour les décors du film, nous avons réalisé une modélisation très stylisée et simplifiée d’une dizaine de feuilles et plantes différentes. Après quoi, nous avons mis en place une bibliothèque de couleurs et de motifs. L’idée étant de créer le plus simplement possible une grande diversité dans nos décors sans les rendre illisibles, donner l’impression d’une forêt très riche et luxuriante avec un minimum de moyens.




Nous avons décidé de créer trois ambiances colorées distinctes, représentant les trois parties du film. Le jeu des couleurs était vraiment très important pour nous.
L’aspect final du film est entièrement basé sur le compositing, la première passe de diffuse est faite en self Illumination pour ne garder que les infos de couleurs. Puis le lighting, l’ambiance et la profondeur sont travaillés au compositing avec des passes faites en noir et blanc.

 

Design hommes
Design hommes

 

3DVF : Pouvez-vous revenir plus en détail sur le design du singe, du visage du Baobab et des personnages ? Quel a été votre cheminement ?

On a trouvé le design général des hommes très vite, on savait qu’ils n’auraient pas de regard et qu’ils seraient très élancés. On a eu un peu plus de mal à styliser leur visage, pour leur donner ce côté plus sombre et cruel. Ils sont tous identiques car du point de vue du singe et de la femme, ils sont tous pareils.

On s’est basé sur des masques africains et autres sculptures pour créer la femme et les hommes. La femme est beaucoup plus douce et son visage est donc plus rond, sans arêtes marquées à l’inverse des hommes.
 Pour styliser le côté protecteur du singe, on a utilisé en référence des armures de samouraïs.
Contrairement aux hommes, le singe et la femme ont de grands regards. Cela leur donne plus d’humanité. On voulait que le spectateur s’attache vraiment à ces deux personnages.

 

Design - Baobab

Design Singe
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