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Accueil / Magazine / Actualité Quotidienne / TV & Séries / Critique : Love, Death + Robots - une réussite technique et visuelle, souvent aux dépends du fond

 

Critique : Love, Death + Robots - une réussite technique et visuelle, souvent aux dépends du fond

Publiée le 20 mars 2019 par 3DVF (7509 lectures)
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Love Death + Robots
Le Témoin

Netflix a comme prévu mis à disposition de ses abonnés la première saison de sa série animée d'anthologie Love, Death + Robots.

Sur le papier, le projet semblait prometteur, très prometteur : Netflix annonçait des épisodes confiés à des studios des quatre coins du monde, des concepts variés et un projet visant le public adulte. De quoi, potentiellement, générer un foisonnement d'idées variées.



En pratique, le résultat n'est pas toujours à la hauteur des attentes, loin de là. Visuellement, rien à redire : les équipes se sont appliquées, et l'utilisation du style "cinématique de jeux vidéo" pour une partie des courts-métrages apporte une fraîcheur bienvenue. Ailleurs, on reconnaît une patte graphique similaire à celle de Spider-Man : New Generation (pour l'épisode Le Témoin réalisé par Alberto Mielgo, qui avait été consultant visuel sur le film de Sony). Plus loin encore, Platige réemploie le rendu stylisé que nous avions apprécié dans le film Another Day of Life pour Les Esprits de la Nuit. Même les personnes préférant l'animation 2D y trouveront leur bonheur, avec Un Vieux Démon venu de Studio La Cachette et son scénario entre horreur sanglante et comique visuel.

Un Vieux Démon
Un Vieux Démon

En revanche, quelques points viennent poser problème. On peut par exemple éprouver une certaine surprise face à la liste des réalisateurs : aucune femme dans la liste des 24 noms. En 2019, cela a de quoi étonner.
Côté scénario, certains projets manquent furieusement d'ambition narrative, et nous proposent des concepts déjà vus et revus (Le Témoin fait par exemple penser à un court des Gobelins de 2008) ou qui n'explorent pas leur sujet jusqu'au bout. On regrettera aussi que la carte blanche laissée en terme de contenus (nudité, violence) devienne dans certains épisodes une fin en soi, alors que ces éléments peuvent au contraire être des outils au service d'un vrai scénario. Le gore d'un Akira, le caractère choquant de Perfect Blue ou la violence visuelle de Watership Down, par exemple, servent une histoire et un propos et c'est justement ce qui rend ces films aussi forts et mémorables. Et de nombreux courts-métrages ont prouvé par le passé que le format court est amplement suffisant pour développer un discours.

Ceci étant dit, ces regrets ne sont pas généralisés. Quelques épisodes se dégagent du lot :

Fish Night/Les Esprits de la Nuit, réalisé par Damian Nenow chez Platige, nous propose un concept onirique et envoûtant. Si la chute est prévisible, le voyage est très plaisant.

Fish Night

When The Yogurt Took Over/La Revanche du Yaourt, d'Alfredo Torres et Victor Maldonado chez Blow Studio, suit le fil d'un scénario délicieusement absurde qui nous plonge dans notre bêtise collective avec humour.

When the Yogurt Took Over

Good Hunting/Bonne chasse, d'Oliver Thomas chez Red Dog Culture House, malgré quelques défauts dans son traitement, développe un propos intéressant avec sa hulijing métamorphe perdue dans un monde en pleine évolution.

Good Hunting

Zima Blue/L'oeuvre de Zima, de Robert Valley chez Passion Pictures, enfin, adopte un style visuel fort et nous emmène dans une réflexion sur l'art, les modifications corporelles et le sens de la vie. De quoi nous inviter à poursuivre la réflexion même après la fin du générique, ce qui est exactement ce que le concept de cette série laissait espérer.

Zima Blue

Love, Death + Robots est donc une série inégale, loin de toujours remplir ses promesses. Les épisodes les plus marquants et le travail artistique déployé font néanmoins espérer une seconde saison qui saura, on l'espère, aller de l'avant et s'approfondir.

D'ici là, n'hésitez pas à nous indiquer en commentaire ce que vous avez pensé de la série, quel que soit votre avis.

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Les derniers commentaires (13)

#1
Très plaisant à regarder et le changement de style de l'un à l'autre maintient l'intérêt! Ce qui est quand même étonnant c'est que certains donnent une impression d'avoir de vrais acteurs à l'écran, laissant une curieuse impression! Une symbiose qui préfigure un transhumanisme inévitable sur écran...
 
#2
Gros risque d'ailleurs dans Lucky 13 d'avoir pris l'actrice Samira Wiley (Orange Is the New Black, The Handmaid's Tale) : son visage est connu, il aurait été facile de se planter, mais visuellement rien à redire.
Image
 
#3
On est sur 3dvf, et on nous sort, oui c'est bien mais pas top, alors que vous devriez pas encensé ce genre de production plutôt, nan ? En plus, certains épisodes sont fait chez nous ! Avoir un avis ok, mais vous êtes pas Télérama, vos avis, laisser les dans les commentaires pour dire que c'est c'est pas bien, pas de réal femme, avec du gluten et plein de gras, sans fond, et même clairement geekobeauf, mais balancer pas ce genre d'article sur ce genre de projet, vous valez mieux que ça ! La c'est niveau Konbini.... Sur du format moyen, avec ce médium de base qu'est le full CG (pour un paquet), Tim Miller, David Fincher qui chapotent, et une série qui s'appelle quand même "Love, Death+Robots", je ne vois pas où ils se sont plantés dans le cahier des charges, et où ils ont dit qu'il y aurait du fond ? C'est chercher la petite bête , on est pas sur de la narration à la PIXAR, on veut du médium qui sert son propos, love death and robots, donc on envoie du steack, on se fait plaisir, on veut du cul, du sang, du mécha, de la bestiole, c'est bourrin, mais c'est là tout l'intêret de la série ! Pour contenter tout les geeks qu'on est à vouloir toujours plus de cinématique un peu plus poussé, béh la on est servie, et c'est la seule raison d'être de cette série à mon sens, en plus d'être une super vitrine technologique. Malgré tout, ils ont quand même eu l'audace de mettre 2 ou 3 épisodes avec du fond, mais pour moi , c'est limite gâcher un peu le concept. Bref, je suis un vénère par ce titre pas très classieux et par le sens de l'article qui n'a pas à se positionner comme tel sur un site comme celui-ci. Sans rancune, bisous !
 
#4
[QUOTE]où ils se sont plantés dans le cahier des charges, et où ils ont dit qu'il y aurait du fond ? [/QUOTE] A 4 minutes, Tim Miller explique qu'il voulait être sûr que les studios aient "a solid story" avant de se lancer. [MEDIA=youtube]NjhWFQ4ii6Q[/MEDIA] Et justement, c'est bien parce que les styles utilisés (dont le style "cinématique") ont de l'intérêt et méritent d'être davantage explorés qu'il vaut mieux (je pense) avoir un scénario solide derrière : Netflix ne fera pas de saison 2, 3 etc si le grand public ne suit pas. De même que si Final Fantasy - The Spirit Within avait eu un scénario plus solide et moins cliché, il aurait peut-être atteint la rentabilité, eu des suites et débouché sur de nombreux projets variés avec une esthétique réaliste... D'autant que le côté délire visuel bourrin n'empêche pas forcément d'avoir du sens : en plus des exemples de l'article, on peut repartir dans la filmographie de Fincher, Fight Club c'est "Love, Death" sans robots et avec des choses à dire. Après, pour la question du positionnement, il y a déjà eu des critiques de films/séries par le passé sur 3DVF... A moins que ce ne soit l'absence de mention explicite dans le titre du fait qu'il s'agissait d'une critique qui a brouillé les genres ? (auquel cas, hop, titre corrigé) (ps : bisous aussi, si on échange sans se taper dessus c'est déjà ça :) )
 
#5
Pour revenir sur la technique, je me pose encore beaucoup de questions... Est ce que quelqu'un pourrait me détailler un peu (les grandes lignes hein) du troisième par exemple ? (surtout niveau animation). Ou est ce qu'il y a un site qui en parle quelque part ? Merci :)
 
#6
@Shadows Aucun soucis pour débattre, c'est le but des commentaires. Je pense que sur 10 min, ils réussissent quand même à poser 2/3 réflexions dans chaque épisodes, à moins que l'on ne soit complètement hermétique, chaque épisode en plus de raconter une histoire, fait un minimum réfléchir sur le conditionnement humain, et l'on a envie d'en savoir plus sur chaque univers créé, donc les backgrounds sont quand même bien posés et exploités. Après, concernant l'article, j'ai vu ça comme un article balançant une news, et non comme une critique cinéma, genre quand vous parlez d'un soft, vous ne donnez pas votre avis sur le fait qu'il soit bien ou non, du coup, là, la prise de position était un peu trop franche et mal amené au vue du sujet (concept ultra fort des mecs qui ont eu les burnes de balancer des ronds pour 180 min de full CG ultra quali sur une plateforme de streaming, à notre échelle, ça s'applaudit ! ), voila tout ^^ Allez, rendez-vous à la sortie du bar pour se péter la gueule ! ;)
 
#7
Salut a tous. Il FAUT bien-sur mettre en avant cette série de courts qui ouvre une nouvelle porte numérique! Enfin l’opportunité de choisir son format et d'y mettre les moyens qu'il faut, d'offrir la chance a des studios plus ou moins connus de se démarquer et de mettre un bon coup de pied dans la fourmilière trop aseptisée du monde de l'animation 2019 va être une belle année ! Je pense pas non plus qu'un avis personnel a sa place dans cet article , cette série est trop atypique et trop variées pour généraliser , chaque épisodes a son propre charme et Chaque Personne sera touchée plus par l'un que par l'autre. De plus c'est complique de blâmer cote scénario étant donne que la plupart ont été proposes aux studios sans trop de possibilité de les bouleverser...c'est important de le savoir. Last-Chac : sur le court the witness: Alberto Mielgo ( qui au passage a été bien plus que consultant sur Spiderman, il est un peu celui qui a crée l’identité globale visuelle du film et c'est flagrant ) a donner des précisions sur son court métrage: - L'environnement c'est Painting 2D , supervise par Yun Lin et 3D Vaughan ling. Alberto Mielgo a aussi participer a cette étape - Scenario pour le coup de lui-même. - Animation c'est du pure keyframe (impressionnant de realisme !) : David Pate et Adrian Millington sont 2 superviseurs sur ce projet. (toutes ces news sont sur son compte instagram) On croise les doigts que ce soit bien reçu pour que la saison 2 démarre en prod ;) Matt D
 
#8
@ super-pouet Merci beaucoup pour les infos. C'est dingue, j'ai même du mal a te croire! :eek:
 
#9
je ne suis d accord sur rien avec cet article. Cette serie va enfin permettre la liberte creative actuellement cantonnee aux films d etudiants. Et techniquement, ca envoit du TRES TRES lourd. Enfin comparer the witness a spiderman ... hum on n a pas vu le meme film
 
#10
J'ai adoré regarder ces courts, Mes préférés : - Les 3 robots avec les chats que j'ai vraiment trouvé au top. - Le temoin - Le yaourt - Zima blue (scénario au top, mon préféré malgré que je n'aime pas trop ce style). - Celui ou un mec est perdu dans l'espace, capturé par un extraterrestre. Pour le temoin c'est vraiment de la 3D ?
 
#11
Ca rappel un peu ce qui a ete fait avec Animatrix, un peu de sang frais, meme si perfectible pour une raison ou une autre
 
#12
Par contre si on doit parler de 3D (on est sur 3dvf...) et donc, pas du scenario (car de toute facon je doute que les studios puissent changer grand chose), de la pur qualite 3D, le resultat "visuel", il y a vraiment de grosse difference de qualite avec certains episodes. J'ai regarde que jusqu'a l'episode 7, et la difference de la qualite 3D entre l'episode 7 (l'episode dans l'espace) et l'episode 1 (le combat entre 2 monstres) n'a rien a voir. Les "humains" dans l'episode 1 (que se soit animation ou rendu) sont completement a la masse par rapport a l'episode 7.
 
#13
C'est shadows qui à raison pour le coup, c'est plus possible d'avoir autant de scénarios aussi faiblards, (sans parler de certains épisodes ou c'est vas y que je me vautre dans l'ultra violence, que j’enchaine le gore gratuit, et un peu de cul par là , c quoi leur cœur de cible: le geek de 14 ans qui ne sort plus de fortnite? ben oui c plus facile, que d'écrire des dialogues, des scénars de qualité.) Ou tu fais des films, ou tu fais des animatiques. Y à du génie graphique dans pas mal d'épisodes et une maitrise technique et artistique souvent époustouflante, et pourtant vous savez quoi, pour la plupart de ces courts, dans 3 semaines on s'en souviendra à peine: si il n'y à pas une bonne histoire derrière, de bons dialogues, c'est mort. Et pour autant j'espère qu'ils ont pensés à des making off conséquents, je donnerais cher pour avoir un aperçu de leurs techniques.
 
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