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3DVF : Christophe, Arnaud, merci de prendre le temps de répondre à nos questions. Christophe : Escape Studio est dirigé par Arnaud Pisani, mon associé, et moi-même. Nous nous sommes connus à Supinfocom en 1996. Nous avons travaillé ensemble pendant une dizaine d’années entre Buf compagnie et Mac guff et nous avons décidé de fonder Escape Studio en 2003. 3DVF : Comment s'est passé votre rencontre avec les effets spéciaux et l'art numérique ? Christophe : Personnellement, les méandres des études et ma passion pour les arts graphiques m’ont amené à faire de la PAO et par “glissement” dans les années 90 la 3D et l’anim me sont apparus comme une suite logique. J’ai intégré Supinfocom où nous nous sommes rencontrés avec Arnaud.
3DVF : Suite à cette prise de conscience, quelles ont été vos premières expérience professionnels ? Christophe : Les premières expériences ont été le jeu (Cryo - Ubisoft), nous étions au début des jeux temps réel … période pendant laquelle les personnages à 200 faces et les décors à 300 ne m'ont pas fait rêver techniquement … J’ai ensuite fait un stage a Mac guff qui m'a très vite donné le goût des effets spéciaux. Par la suite, grâce à un prix étudiant à IMAGINA 98, j'ai eu l'opportunité d'entrer chez Buf compagnie où j'ai pu faire mes armes.
Escape Studio : Nous avions à la base un story board de l'agence et un “mood board” (rushes de air guitar et capoeira trouvés sur le net). Nous avons fait un montage de ces éléments puis sur cette base nous avons fabriqué un animatique (maquette très rough des films). Cet animatique sert de base au projet et évolue tout au long de la production.
Escape Studio : Les contraintes techniques et artistiques de l'agence résidaient essentiellement dans le réalisme des décors et dans le fait de trouver un bel entre deux entre cartoon et hyper réalisme pour les animaux. Ce fut un challenge de taille car, avec un chien qui fait du air guitare et des écureuils qui dansent la capoeira, on pouvait très vite tomber dans du cartoon si l'animation était « too much » ou si le rendu manquait de réalisme. Il y avait également, à l'inverse, le risque d’avoir une sensation de “torture” d'animaux faisant des mouvements contre nature si nous poussions le réalisme trop loin. Comme toujours il a fallu trouver je juste équilibre. D’autre part … la grande peur du client était l'analogie avec les écureuils de la “Caisse d'épargne” pour des raisons évidentes de marque. Cette peur a été très vite écartée quand nous avons présenté les premiers tests. Nous devions de toute façon éviter de ressembler à ces films qui esthétiquement ne faisaient pas l'unanimité de l'équipe artistique.
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